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Le dernier "Altxa Mutillak" écrit par Mikel Epalza est en vente au prix de 25 euros.
1000 photos et images en mémoire des pêcheurs basques
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 10:07

Itsas Ama, le lien entre le bateau et l'assiette

La nouvelle association achète du poisson aux artisans du port, les cuisine avec des recettes ancestrales et les propose tous les dimanches à Ascain. Une belle idée.

Le président Robert Alvarez et la responsable Béatrice Elissalde ont lancé le projet Itsas Ama, hier à Ascain, dans le restaurant associatif Xoko Ona.

Le président Robert Alvarez et la responsable Béatrice Elissalde ont lancé le projet Itsas Ama, hier à Ascain, dans le restaurant associatif Xoko Ona. (PHOTO A. D.)

 
 

Solidarité. Le mot revient souvent à la bouche de la fondatrice de l'association Itsas Ama (la mer nourricière) quand il s'agit d'expliquer ses motivations profondes. Ancienne marin-pêcheur (elle était à la barre du « Carpe Diem » pendant dix ans) et monitrice de voile à Socoa, Béatrice Elissalde s'est lancée un nouveau défi en créant cette association. Le but : créer un lien direct entre les pêcheurs et les consommateurs pour éviter les aléas des circuits traditionnels.

« On voit bien que les artisans subissent de plein fouet la fluctuation des prix », éclaircit la mère d'Itsas Ama, qui a connu ces vicissitudes quand elle allait pêcher le merlu. Un constat partagé par quelques forces vives du port qui ont développé des niches de « contournement » : les colis de la coopérative Logicoop, le système des Amap ou la vente à la table.

les autres projets

Itsas Ama a d'autres projets au menu et compte les lancer dans les mois qui viennent. Elle veut organiser des journées à thème en partenariat avec la « Nivelle verte » qui propose une balade en bateau sur le fleuve depuis le port. Cet été, les visiteurs pourront faire une escale à Ascain pour déguster les repas au Xoko Ona avant de redescendre la Nivelle en Zodiac. Béatrice Elissalde a d'autres projets dans les cartons : Amap, site Internet, vente de soupes au Guztoki d'Urrugne, conférence sur l'histoire du port et de la pêche, etc. « Nous avancerons étape par étape. Mais c'est l'addition des initiatives qui fait bouger les choses », prévient-elle.

À ce sujet, la polémique sur la légitimité de la vente directe de poisson sur le quai de Saint-Jean-de-Luz l'attriste : « Il y a la place pour les deux points de vente qui ne dérangent personne. Les petits métiers, qui sont pourtant l'avenir du port, sont en danger. Il faut les encourager plutôt que de les brimer ».

« Pas la révolution »

Le projet « Itsas Ama » est complémentaire des autres qui mettent en valeur les circuits courts. Le concept est simple : « J'achète directement le poisson au pêcheur sur le bateau le samedi soir ou le dimanche matin, et nous préparons des recettes traditionnelles issues du livre de l'association des femmes de pêcheurs (Uhaina) le dimanche midi », décrypte la responsable. Recettes qui sont ensuite mises à la carte du restaurant associatif Xoko Ona, situé dans le bourg d'Ascain. « Nous avons préféré aller un peu à l'intérieur des terres pour éviter toute concurrence avec les restaurants de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure qui aurait pu créer une nouvelle polémique sur le port. Nous voulons absolument éviter tout conflit dans cette aventure », tempère Béatrice Elissalde, salariée à mi-temps de l'association, qui est présidée par Robert Alvarez, ancien porte-parole d'Itsas Geroa (l'avenir de la mer).

Tous les dimanches, les clients du Xoko Ona pourront ainsi déguster les meilleures recettes luziennes à base de maquereau, maigre, vive, tacaud, chinchard et autre merlu de ligne, accompagnés de produits bio du Pays basque. À l'heure actuelle, une douzaine de ligneurs du port ont accepté de participer à cette aventure. « Ce n'est pas en fournissant le poisson à un restaurant une fois par semaine que nous allons sauver le port. Cela ne va pas tout révolutionner, mais c'est peut-être une petite solution parmi d'autres », reconnaît la responsable d'Itsas Ama. On a coutume de dire que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Au bout de celles-ci : la mer et ses hommes. Et le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure.

Itsas Ama propose deux ou trois plats de poisson différents (entre 12 et 15 €) tous les dimanches au Xoko Ona d'Ascain. Tél. 05 59 85 94 23.

 

Article paru  dans le journal Sud Ouest

Par Itsas Begia - Publié dans : 2012
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 12:59

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Ciboure

C'est officiel : le fort de Socoa est enfin vendu

 ( article paru dans le journal Sud Ouest )

Après des mois de négociations, la nouvelle est tombée hier. Pour la somme de 700 000 euros, la Communauté de communes devient officiellement propriétaire du site.

Michel Hiriart assure qu'un appel d'offres pour l'exploitation des lieux sera lancé avant la fin de l'année, et que, quoi qu'il en soit, un projet sera en route avant la fin du mandat.

Michel Hiriart assure qu'un appel d'offres pour l'exploitation des lieux sera lancé avant la fin de l'année, et que, quoi qu'il en soit, un projet sera en route avant la fin du mandat.

 

Pour un peu, on aurait presque commencé à douter. Et puis la nouvelle est tombée hier. C'est signé, c'est officiel : l'État a vendu le fort de Socoa pour 700 000 euros à la Communauté de communes Sud pays basque (CCSPB).

À quelques jours près, il aura fallu un an de négociations avant que le vendeur et le futur acquéreur se mettent d'accord sur les modalités de l'acte d'achat. Avant ça, l'estimation du prix par les services des domaines nationaux, plusieurs fois revue à la hausse puis à la baisse, avait pris quasiment une décennie, après le départ du dernier locataire, le centre de voile UCPA.

Sitôt l'estimation tombée, la ville de Ciboure, prioritaire pour l'achat, avait cédé ce droit à la Communauté de communes. « On a acheté parce qu'on avait la volonté de garder le fort dans le domaine public », martèle Michel Hiriart, le président de la structure intercommunale qui a signé l'acte d'achat avec le représentant départemental des finances publiques, en présence du maire de Ciboure, Guy Poulou.

Préciser le contenu

Cette volonté, il fallait la prouver aux yeux de l'État. « Ils avaient peur qu'on fasse de la spéculation », glisse Guy Poulou. C'est notamment pour ça que la rédaction de l'acte de vente a pris tant de temps. Il était donc indispensable de négocier, d'en préciser le contenu.

« Ils voulaient des garanties et nous en voulions aussi. Sur les premières versions par exemple, nous aurions eu à payer un supplément sur les mètres carrés de travaux engagés pour la réhabilitation. Mais nous leur avons dit que si nous l'achetions, c'était pour en faire quelque chose, pas pour le laisser en l'état », explique Michel Hiriart. Il a par exemple aussi fallu écrire noir sur blanc qu'aucun logement n'y serait construit. « À l'exception, précise toutefois le président de la CCSPB, de logements qui seraient inhérents à l'exploitation du site. »

Et si, malgré ces garde-fous elle voulait revendre ? Pendant 15 ans, elle ne pourrait de toute façon pas faire de plus-value, ou très peu, sur une hypothétique transaction. « Attention, ce n'est absolument pas notre intention. Que personne n'aille croire ça une seule seconde, insiste vivement Michel Hiriart. Ce serait inimaginable, même dans 15 ans. Il faudrait que les élus soient complètement inconséquents pour revendre ce bien public. »

La communauté de communes voulait en retour des gages « sur la domanialité du fort. Nous voulions être sûrs qu'il ne subsiste aucun doute ». Il s'agissait d'avoir l'assurance que la totalité des installations soit bien l'entière propriété de l'État. C'est chose faite.

Avant la fin du mandat

À présent que les clés de l'édifice sont dans les mains de la CCSPB, que va-t-elle faire du fort ? Sachant qu'un élément de taille pèse d'emblée dans la balance : le coût des travaux de rénovation. Ils s'élèveront à au moins 5 millions d'euros. Les finances de la CCSPB, Michel Hiriart le confirme, ne peuvent absorber une telle somme : « Il faudra trouver des partenaires. » Et idéalement, que le porteur de projet choisi finance les travaux. Le président de la communauté de communes va mettre en place une commission chargée de définir un cahier des charges.

« On va réfléchir à ce qu'on veut et à ce qu'on ne veut pas. Mais ça touchera certainement des domaines aussi divers que l'économie, le nautisme, le tourisme ou encore la culture. On va prendre le temps qu'il faut. On n'est plus à ça près. Il vaut mieux prendre un peu plus de temps pour réfléchir et que ce soit une réussite. »

Il estime qu'un appel d'offres pourrait être lancé d'ici la fin de l'année. Et, quoi qu'il en soit, promet-t-il, « avant la fin du mandat, quelque chose sera en route. »

Journal  Sud ouest
Par Itsas Begia - Publié dans : 2012
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 11:48

   

avril

 

Merlus d'avril / Apirileko Legatza

   

 

 

De la ligne à l'assiette

 

   

                               Merlu d’avril est la première édition d’une manifestation qui a pour objectif de valoriser et de promouvoir le travail de la filière pêche à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure. Cet évènement est aussi un rendez-vous agro-culinaire destiné développer les débouchés de cette filière et à mettre en lumière les produits locaux du Pays Basque.

 

Les diverses animations sont organisées dans les espaces suivants :

 

-Sur le port et à la criée de Saint Jean de Luz/Ciboure :

 Espace d’expositions, de visites  et d’animations

-A la Grillerie de Sardines :

 Conférences, tables rondes autour de la pêche et de la gastronomie avec Itsas Begia.

-Chez les producteurs du territoire de la Communauté de Communes Sud Pays Basque :

Portes ouvertes pour découvrir les produits locaux.

-Dans les restaurants du territoire de la Communauté de Communes Sud Pays Basque :

Le  merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure pourra être dégusté.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Itsas Begia - Publié dans : 2012
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 11:45

Extrait du journal SO :

Le parfum de la sardine n'est qu'un vieux souvenir

La dernière conserverie du port, qui employait 130 personnes, a mis la clé sous la porte en février 1997. Un triste anniversaire.

Les dizaines de manifestations qui ont accompagné la fermeture de toutes les conserveries, entre les années 60 et 1997, n'ont pas empêché ce triste dénouement industriel.

Les dizaines de manifestations qui ont accompagné la fermeture de toutes les conserveries, entre les années 60 et 1997, n'ont pas empêché ce triste dénouement industriel. (PHOTO ARCHIVES DANIEL VELEZ)

  

      Il y a la carte postale : l'alignement des dizaines de bateaux dans le port qui permettait de traverser la Nivelle à pied en sautant de coque en coque. Et les souvenirs olfactifs : l'odeur du poisson transformé dans les conserveries de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure qui embaumait toute la baie. Une époque totalement révolue qui est pourtant tatouée dans les mémoires des anciens.

Il y a 15 ans, presque jour pour jour, la dernière conserverie du port fermait ses portes. C'était le 28 février 1997. L'usine comptait 131 salariés. Après des années de lutte et de négociations, Saupiquet décidait de centraliser sa production en Bretagne et à l'étranger, au détriment de son site cibourien.

« C'était révoltant »

Un tremblement de terre pour le quartier maritime, qui comptait encore sur son territoire 23 conserveries en 1956 ! En 1976, il restait

encore six conserveries qui employaient 1 200 personnes et qui traitaient 20 000 tonnes de poisson (90 % ne transitaient plus par la criée locale). En 1991, l'usine Saupiquet de Ciboure était leader européen de la conserve de sardine (8 000 tonnes soit 40 % de la production française) avec 130 salariés fixes et 30 à 100 intérimaires. « Tout le monde avait un membre de sa famille qui travaillait ou avait travaillé dans une conserverie », se souvient Michel Jimenez, mécanicien pendant 30 ans à Saupiquet.

Mais l'ouverture des frontières européennes et la concurrence féroce des pays émergents ont changé les règles du jeu. « La fermeture a été vécue comme un traumatisme en 1997, soupire Henri Anido, qui travaillait aussi au service entretien. Avant de partir, la direction nous avait demandé de démonter les machines et de les installer dans l'usine de Quimper. Mais nous avons refusé : il était impossible pour nous de démonter un outil qui a nourri nos familles pendant tant d'années. C'était révoltant. Je comprends maintenant la réaction de certains ouvriers qui apprennent leur licenciement du jour au lendemain. »

Un souvenir douloureux

Même avec une reconversion réussie, le souvenir est toujours aussi douloureux pour ces anciens de Saupiquet. Michel Jimenez tient désormais la poissonnerie Uhaina à l'espace Eskalduna route de Bayonne. Et Henri Anido est à la tête de deux commerces aux halles de Saint-Jean-de-Luz et à Marinela. Avec le recul, ils savent que la concurrence étrangère aurait eu, tôt ou tard, la peau et les écailles de l'usine de Ciboure. « Mais elle aurait pu survivre quelques années de plus. »

La conseillère régionale Sylviane Alaux, qui a suivi de près le dossier en tant qu'attachée parlementaire de la députée européenne Nicole Péry, garde un goût amer de cet épisode : « De grosses subventions avaient été accordées pour moderniser l'usine Saupiquet. Et quelques années plus tard, la direction décidait de fermer le site pour le transférer à Quimper ! Il y a bien eu une politique de reclassement des ouvriers, mais beaucoup sont restés sur le carreau, contrairement à ce que promettait Saupiquet. » Le plan social aux ramifications complexes n'a pas porté ses fruits en effet. Les projets Valdeliss, les Pêcheries basques ou Orma ont fait long feu par exemple.

La mémoire du port

D'autres observateurs du dossier, qui assurent que des solutions auraient pu être trouvées pour recréer une nouvelle dynamique autour de la sardine, estiment que la cacophonie politique et les divergences entre les élus (le maire de Saint-Jean-de-Luz Paul Badiola, le maire de Ciboure Albert Péry et la députée Michèle Alliot-Marie) avaient largement desservi la cause des ouvriers.

Avec le recul, ces derniers estiment que l'arrivée du directeur du site de Quimper à la tête de l'usine cibourienne a été le tournant dans ce dossier : « Saupiquet voulait concentrer toutes ses activités françaises sur un seul site. Quand il a fallu choisir entre Quimper et Ciboure, le directeur a prêché pour sa paroisse. »

Résultat, Saupiquet a fermé les portes de l'usine à double tour, emportant au passage toutes ses machines. « C'est dommage, ils auraient pu en laisser au moins une ici », regrette un ancien de l'usine. Pour la mettre dans un musée ? Les conserveries font désormais partie de la mémoire du port.

 

Par Itsas Begia (journal SO ) - Publié dans : 2012
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 14:48

egu

 

 

                   Egurrezkoa,   association dont le but est de rassembler ses passionnés en vue d'aider à la sauvegarde, la restauration et la conservation de bateaux en bois ancien et récent résident au pays basque pour le plaisir de les faire naviguer dans des manifestations festives, folkloriques, cérémonial, culturelles, sportives et divers concours de pêche....

Le blog

Par Itsas Begia - Publié dans : 2012
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 15:06

mikel                 Ancien marin et aumônier des pêcheurs basques, Mikel Epalza est  une figure du port de Saint Jean de Luz - Ciboure ....( article du journal Femina ).

L'article complet ici

Par Itsas Begia - Publié dans : 2012
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 23:30

       tableau bateaux[1]

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Par Itsas Begia - Publié dans : 2012
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 23:08

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Par Itsas Begia - Publié dans : 2012
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 12:04

Le fleuron de la baie du pays de St Jean De Luz / Ciboure  se rappelle à nous, une bonne occasion de se remémorer l'histoire de ce lieu emblématique en parcourant les travaux de Mr  Daniel Albizu ( architecte DPLG  ) en cliquant ici .

Deux siècles plus tard, le drapeau revient à Socoa

L'association Jakintza a déniché sur un site de vente aux enchères par Internet un drapeau dérobé au fort par les Anglais lors des combats de 1813. Elle a raflé la mise.

 « Les Anglais prennent le fort de Socoa, ce qui signifie qu'ils ont dorénavant la maîtrise du port. C'est un moment crucial des combats et c'est à ce moment-là qu'ils ont pris le drapeau. » PHOTO R.G.

« Les Anglais prennent le fort de Socoa, ce qui signifie qu'ils ont dorénavant la maîtrise du port. C'est un moment crucial des combats et c'est à ce moment-là qu'ils ont pris le drapeau. » PHOTO R.G.

Claude Louvigné n'est pas peu fier de sa trouvaille. Le secrétaire général de l'association de férus d'histoire locale Jakintza, déballe avec un soin tout particulier la relique arrivée du Royaume-Uni voilà une quinzaine de jours. Un morceau de drapeau français élimé, vieux de plus de deux siècles. Et pas n'importe quel drapeau.

Les fibres distendues de la grossière étoffe portent le poids des ans, et surtout, de celui d'une histoire qui va bien au-delà du local. La nature du tissu, protégé dans un cadre de verre, et la très ancienne inscription en anglais qui l'accompagne, ne laissent guère de doute aux passionnés de Jakintza : le drapeau chapardé par l'ennemi d'alors vient d'ici.

Festivités en vue

Réunion. Jakintza prépare les festivités du bicentenaire de la bataille de la Nivelle (de septembre au 11 novembre 2013). Ceux qui veulent participer, et/ou ont des idées sont conviés à une réunion le 9 décembre à 18 heures à Béthanie (route d'Olhette). L'association prévoit déjà de remettre en état les redoutes, des reconstitutions historiques en tenue, du tir aux armes anciennes, des randonnées historiques, des expositions, des interventions dans les écoles, des conférences, des repas d'époque et des animations dans toutes les communes de la communauté de communes.

Claude Louvigné décrypte les pattes de mouches délavées. C'est ce qui vaut et a valu à l'objet toute l'attention de Jakintza, lors de la découverte de son existence sur un site de vente aux enchères sur Internet. « Ce drapeau a été capturé par le capitaine Heron au fort de Socoa (Espagne) le 11 novembre 1813 », traduit-il.

« Erreur compréhensible »

« L'erreur de pays est compréhensible. À l'époque la notion de frontière était rendue un peu floue par les batailles successives », note Guy Lalanne, le président de Jakintza. De quoi achever de le convaincre, lui et ses compères, de l'authenticité de l'achat. De quoi présenter aussi un bel objet historique, lors des festivités du bicentenaire de la bataille de la Nivelle (lire par ailleurs).

Le drapeau, aurait donc été pris au lendemain de la défaite des troupes françaises contre celles de la coalition anglo-hispano-portugaise, lors de la guerre d'indépendance espagnole. Les semaines précédentes, de déroutes en déroutes, l'occupant napoléonien avait fini par reculer, puis par repasser sa frontière, se faisant copieusement massacrer au passage.

Le 7 octobre 1811, la coalition menée par le général britannique Wellington passe la Bidassoa. « L'objectif des Anglais, était de prendre ensuite la Nivelle. Et ils voulaient le faire par la Rhune », souligne Guy Lalanne sans perdre le drapeau de vue. Le 10 novembre, ils lancent deux attaques de diversion, par la corniche et par la mer, face à des troupes françaises très diminuées qui se laissent prendre au piège. Pendant ce temps 40 000 Anglais attaquent par la Rhune. Le jour même, les troupes napoléoniennes repassent la Nivelle. C'en est fini des Français. La brèche est ouverte. Les Anglais iront jusqu'à Toulouse avant la capitulation française au printemps suivant.

Peut-être du sang…

« Le 11 novembre, Wellington installe son état-major à Saint-Jean-de-Luz, rue Mazarin. Les Anglais prennent le fort de Socoa, ce qui signifie qu'ils ont dorénavant la maîtrise du port. C'est un moment crucial des combats et c'est à ce moment-là qu'ils ont pris le drapeau. »

Les membres du bureau de Jakintza supposent que le tissu a été déchiré puis partagé entre les officiers. Claude Louvigné désigne une tâche brunâtre, grosse comme une pièce d'un euro, sur le bleu passé du textile. « C'est peut-être bien du sang… » Du sang d'il y a 200 ans… Quel parcours a suivi l'objet pendant tout ce temps ? Mystère. Celui qui a participé aux enchères sur Internet avec l'aval du bureau de l'association et de son trésorier Jean-Michel Sallaberry, sait simplement que la vendeuse était une professionnelle et qu'elle a récupéré le drapeau dans un lot d'objets militaires anciens.

Les enchères duraient 15 jours. Elles ont commencé à 15 euros. « On s'était donné jusqu'à 1 000 euros, racontent les membres du bureau de Jakintza. Une minute avant la clôture, c'était à 1 090 euros. On en a parlé, et décidé de tenter le tout pour le tout. À chaque fois les gens surenchérissent au dernier moment. Alors à deux secondes de la fin, on a proposé 1 500 euros. Et on l'a eu, finalement pour 1 300 euros. »

 

Article du journal Sud ouest

Par Itsas Begia - Publié dans : 2011
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 19:29

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Par Itsas Begia - Publié dans : 2011
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