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Itsas Begia,
"l'oeil de la mer" - histoire maritime basque
Ceux qui ont la
mémoire, ont l'avenir ! |
Le dernier "Altxa Mutillak" écrit par Mikel Epalza est en vente au prix de 25 euros.
1000 photos et images en mémoire des pêcheurs basques.
L'association Jakintza a déniché sur un site de vente aux enchères par Internet un drapeau dérobé au fort par les Anglais lors des combats de 1813. Elle a raflé la mise.
Claude Louvigné n'est pas peu fier de sa trouvaille. Le secrétaire général de l'association de férus d'histoire locale Jakintza, déballe avec un soin tout particulier la relique arrivée du Royaume-Uni voilà une quinzaine de jours. Un morceau de drapeau français élimé, vieux de plus de deux siècles. Et pas n'importe quel drapeau.
Les fibres distendues de la grossière étoffe portent le poids des ans, et surtout, de celui d'une histoire qui va bien au-delà du local. La nature du tissu, protégé dans un cadre de verre, et la très ancienne inscription en anglais qui l'accompagne, ne laissent guère de doute aux passionnés de Jakintza : le drapeau chapardé par l'ennemi d'alors vient d'ici.
Réunion. Jakintza prépare les festivités du bicentenaire de la bataille de la Nivelle (de septembre au 11 novembre 2013). Ceux qui veulent participer, et/ou ont des idées sont conviés à une réunion le 9 décembre à 18 heures à Béthanie (route d'Olhette). L'association prévoit déjà de remettre en état les redoutes, des reconstitutions historiques en tenue, du tir aux armes anciennes, des randonnées historiques, des expositions, des interventions dans les écoles, des conférences, des repas d'époque et des animations dans toutes les communes de la communauté de communes.
Claude Louvigné décrypte les pattes de mouches délavées. C'est ce qui vaut et a valu à l'objet toute l'attention de Jakintza, lors de la découverte de son existence sur un site de vente aux enchères sur Internet. « Ce drapeau a été capturé par le capitaine Heron au fort de Socoa (Espagne) le 11 novembre 1813 », traduit-il.
« Erreur compréhensible »
« L'erreur de pays est compréhensible. À l'époque la notion de frontière était rendue un peu floue par les batailles successives », note Guy Lalanne, le président de Jakintza. De quoi achever de le convaincre, lui et ses compères, de l'authenticité de l'achat. De quoi présenter aussi un bel objet historique, lors des festivités du bicentenaire de la bataille de la Nivelle (lire par ailleurs).
Le drapeau, aurait donc été pris au lendemain de la défaite des troupes françaises contre celles de la coalition anglo-hispano-portugaise, lors de la guerre d'indépendance espagnole. Les semaines précédentes, de déroutes en déroutes, l'occupant napoléonien avait fini par reculer, puis par repasser sa frontière, se faisant copieusement massacrer au passage.
Le 7 octobre 1811, la coalition menée par le général britannique Wellington passe la Bidassoa. « L'objectif des Anglais, était de prendre ensuite la Nivelle. Et ils voulaient le faire par la Rhune », souligne Guy Lalanne sans perdre le drapeau de vue. Le 10 novembre, ils lancent deux attaques de diversion, par la corniche et par la mer, face à des troupes françaises très diminuées qui se laissent prendre au piège. Pendant ce temps 40 000 Anglais attaquent par la Rhune. Le jour même, les troupes napoléoniennes repassent la Nivelle. C'en est fini des Français. La brèche est ouverte. Les Anglais iront jusqu'à Toulouse avant la capitulation française au printemps suivant.
Peut-être du sang…
« Le 11 novembre, Wellington installe son état-major à Saint-Jean-de-Luz, rue Mazarin. Les Anglais prennent le fort de Socoa, ce qui signifie qu'ils ont dorénavant la maîtrise du port. C'est un moment crucial des combats et c'est à ce moment-là qu'ils ont pris le drapeau. »
Les membres du bureau de Jakintza supposent que le tissu a été déchiré puis partagé entre les officiers. Claude Louvigné désigne une tâche brunâtre, grosse comme une pièce d'un euro, sur le bleu passé du textile. « C'est peut-être bien du sang… » Du sang d'il y a 200 ans… Quel parcours a suivi l'objet pendant tout ce temps ? Mystère. Celui qui a participé aux enchères sur Internet avec l'aval du bureau de l'association et de son trésorier Jean-Michel Sallaberry, sait simplement que la vendeuse était une professionnelle et qu'elle a récupéré le drapeau dans un lot d'objets militaires anciens.
Les enchères duraient 15 jours. Elles ont commencé à 15 euros. « On s'était donné jusqu'à 1 000 euros, racontent les membres du bureau de Jakintza. Une minute avant la clôture, c'était à 1 090 euros. On en a parlé, et décidé de tenter le tout pour le tout. À chaque fois les gens surenchérissent au dernier moment. Alors à deux secondes de la fin, on a proposé 1 500 euros. Et on l'a eu, finalement pour 1 300 euros. »
Article du journal Sud ouest
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En lien avec le colloque scientifique et dans le cadre de la programmation régionale de la Fête de la Science en Aquitaine, plusieurs partenaires – l’Ifremer, le CNRS, le Muséum National d’Histoire Naturelle, l’Institut culturel Basque, l’Association Itsas Begia, la revue Altxa Mutillak, l’association nationale Mission de la mer et l’association Aquitaine Landes Récifs – proposent au grand public, du mercredi 19 au vendredi 21 octobre 2011, une conférence et des expositions.
Biodiversité marine, variétés des paysages sous-marins, risques côtiers et tsunamis, mais aussi richesse des communautés et des patrimoines maritimes sans oublier l’ingéniosité de l’homme dans la création d’habitats artificiels ou de récifs : telles sont les thématiques que plusieurs organismes de recherche et associations vous invitent à découvrir à travers cinq expositions mêlant photographies, vidéos, panneaux pédagogiques et bornes interactives.
Le mercredi 19 octobre à 17h30, la conférence permettra de mieux connaître les comportements migratoires du saumon atlantique et de l’anguille européenne.
07/10/2011
Carole SUHAS
La vie des gens de mer est rarement sous les feux de la rampe. Pour une fois, une exposition propose un retour de l’histoire de ces pêcheurs, épouses de pêcheurs, mareyeurs, charpentiers de marine, garçons de chais, formateurs de marins, ouvriers ou ouvrières en conserverie, filetières et autres, qui ont tous et toutes la particularité d’avoir, au cours du XXe siècle, contribué à l’histoire du port de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure.
Actuellement amarrée à la villa Ducontenia de Saint-Jean-de-Luz, l’exposition Itsasturiak, les gens de la mer, produite par l’Institut culturel basque, offre un regard sur la vie des marins basques au travers de la consultation de témoignages, de documentaires et de fonds photographiques. Elle permet en trois langues (euskara, français et espagnol) de comprendre ce monde de l’intérieur grâce aux témoignages et aux histoires racontées par ceux qui ont vécu le port et la pêche (72 extraits inédits, six heures d’entretiens filmés) : les marins eux-mêmes et ceux qui gravitaient autour.
Un déclin moteur
Le déclin de la pêche à Saint-Jean-de-Luz/Ciboure ces dix dernières années (comme sur tous les ports du Pays Basque) a renforcé la motivation de certains acteurs locaux à œuvrer pour la sauvegarde du patrimoine maritime. Parmi elles, on peut citer l’association Itsas begia menant depuis 30 ans différentes activités pour mettre en valeur la culture maritime basque, l’antenne locale de la Mission de la mer assurant une présence continue dans le monde maritime, ou encore l’association Itsas gazteria travaillant à l’éducation maritime sous toutes ses formes. Mais l’approche du thème n’est pas seulement historique : elle aborde également la réalité actuelle de la pêche.
Après Saint-Jean-de-Luz, où elle fait escale jusqu’au 16 octobre prochain, l’exposition mettra les voiles vers Biarritz pour le salon Oceanovation du 19 au 21 septembre prochains puis s’ancrera pour un long moment au pôle d’archives de Bayonne à partir du 1er décembre. Le musée naval de Donostia fera lui aussi office de port d’attache au prochain printemps 2012.
Article paru dans " Le Journal du Pays Basque "
| Raphaëlle Gourin |
Il y avait des sourires plein de tendresse, des souvenirs, des mots émus et bien sûr de la curiosité jeudi soir, à la porte de l'exposition multimédia « Itsasturiak, les gens de la mer », à Duconténia (1). Une ambiance pas tout à fait comme dans un vernissage ordinaire.
Sans doute parce que les acteurs en chair et en os de cette exposition à la fois historique et patrimoniale vivante (notre édition de jeudi), ces témoins qui ont accepté de se raconter et de raconter face à la caméra la vie du port, leur vie au port, étaient présents en nombre.
Entre les marins d'aujourd'hui et d'hier, les épouses de pêcheurs, les filetières ou les ouvrières de conserverie, les témoignages, souvent émouvants, racontent un monde. Parmi les 26 précieux témoins à découvrir sur les écrans de l'exposition, casque sur les oreilles, il y a leur doyen, souriante figure cibourienne : Dominique Douat, « 99 ans dans dix jours », ancien charpentier de marine. Malgré son grand âge et des jambes qui ne cavalent plus aussi bien qu'avant, il se promène toujours à vélo dans les rues de Ciboure.
« Une trace »Dans la moiteur de la soirée, à cause de ses gambettes frêles, il a vu « seulement un peu » de l'exposition mais le résultat est à son goût. Lorsqu'on lui demande - au creux de l'oreille, car il entend mal - ce que ça lui fait d'en être une vedette, le vieux monsieur hausse les épaules en riant de la boutade. Il est venu avec ses trois filles, heureuses d'avoir, grâce à son témoignage filmé, « une trace » du métier de leur père et du quotidien de leurs jeunes années.
Chez elles, comme chez la plupart des personnes présentes, « Itsasturiak » fait résonner quelque chose de profond, parle des racines bien ancrées autour du port. Avec ce point commun, les générations et les catégories sociales se mêlent tout naturellement à ce vernissage. Un peu émue, une dame constate : « C'est bien, on voit des gens qu'on ne voit pas d'habitude dans ce genre de manifestation. » Dans le fond, l'exposition parle aussi de l'histoire d'une grande famille, de transmission. Ainsi, les filles de Dominique Douat, déjà très au point sur le sujet, n'ont pas découvert grand-chose qu'elles ne savaient pas.
« Mais pour nos propres enfants, c'est bien, raconte l'une d'elle. Ils ont la trentaine, ils commencent à s'intéresser à cette histoire familiale. Nous avons un exemplaire du DVD où notre père témoigne, nous allons en faire des copies pour que tout le monde puisse avoir son exemplaire. »
Perdue de vueAppuyé sur sa canne et entouré de ses proches, le presque centenaire est très sollicité. Le thème de l'exposition a attiré des gens qui ne s'étaient pas croisés depuis des années. Par exemple cette petite-nièce perdue de vue depuis des années qui s'approche de Dominique Douat pour dire qui elle est. « Tiens, ça alors, on parlait justement de toi, il n'y a pas longtemps », s'exclame le vieux monsieur. Derrière, Dominique Duguet attend son tour pour le saluer et lui dire qu'il est resté une des images de son enfance. Il ne la reconnaît pas d'emblée. « Quand j'étais gamine, je passais tous les jours devant votre atelier, près des chais pour aller à l'école », confie-t-elle. Le vieux monsieur percute à toute vitesse, trouve qu'elle ressemble à sa grand-mère, ce qu'elle confirme.
C'est ainsi un peu partout au gré des petits groupes, de retrouvailles en souvenirs, voilà ce que l'exposition suscite chez les principaux intéressés. C'est la leur. C'est un morceau de leur vie qu'ils offrent au public jusqu'au 16 octobre.
Raphaëlle Gourin
(1) Exposition à la villa Duconténia jusqu'au 16 octobre. Ouverte du mercredi au dimanche de 14 h 30 à 19 heures et en plus le samedi matin de 10 heures à 12 h 30. Aujourd'hui et demain : visites guidées de l'exposition toutes les deux heures. Demain après-midi : échanges avec le photographe de l'exposition sur son travail avec les marins.
Extrait du Journal Sud Ouest du 17/09
Tournée vers le patrimoine maritime basque, l'exposition itinérante « Itsasturiak, les gens de la mer », présentée à la villa Ducontenia à partir de demain jusqu'au 16 octobre, évoque la vie des gens de mer et du port de pêche de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure du XXe siècle à nos jours. Elle a été réalisée par l'Institut culturel basque, en partenariat avec le Conseil général. (1)
L'exposition rassemble six heures d'entretiens filmés de personnes qui ont, toutes, contribué à la vie de ce port. L'ethnologue Terexa Lekumberri est allée à la rencontre des pêcheurs et acteurs, anciens et actuels, du port de Saint-Jean-de Luz. Elle a rencontré chez eux ces hommes et femmes, souvent âgés, et leur a demandé de raconter leur histoire devant une caméra. L'exercice, pourtant difficile, a donné des témoignages à la fois détaillés et émouvants.
Six thèmes, trois bornesCes extraits de témoignages, organisés autour de six thèmes qui constituent les six modules de l'exposition (2) sont rendus accessibles par l'intermédiaire de trois bornes multimédia interactives qui permettent au visiteur de choisir l'extrait et la langue désirée. Ils sont diffusés dans leur langue d'origine (le basque pour la grande majorité), et retranscrits en français et en espagnol.
Grâce à ces récits de vie, le visiteur pénètre dans la vie du port, suit lesmarins et leurs épouses, les filetières, les mareyeurs, les ouvrières de conserverie et bien d'autres encore, profitant de leur expérience et de leurs connaissances. Hommes et femmes sont donc volontairement au centre de l'exposition, transmettant aux générations présentes et futures un savoir et un savoir-faire en péril.
Portraits et maquettesÀ côté de leurs témoignages, des textes apportent un éclairage plus général. Divers écrans numériques diffusent des documentaires, ainsi qu'une sélection de photographies et d'images d'archives récoltées auprès des témoins. Une série de portraits de marins pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz, réalisé sen 2009 par le photographe Sébastien Husté, les montre dans leur milieu et sur leurs bateaux, permettant ainsi de percevoir la réalité de leur métier. Et enfin une dizaine de maquettes prêtées par l'association Itsas Begia permettra d'initier le public aux différents types de bateaux présents sur le port.
Outre sa volonté de préserver et faire connaître un patrimoine encore trop méconnu, l'exposition « Itsasuriak » a aussi pour but de donner à réfléchir sur l'avenir de la pêche sur le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, et les conditions nécessaires pour continuer à faire vivre un métier aussi riche qu'exigeant.
(1) Ducontenia est ouverte du mercredi audimanche de 14 h 30 à 19 heures, avec une ouverture exceptionnelle le samedi matin de 10 heures à 12 h 30. (2)Ces six thèmes sont « Le métier de pêcheur », « Les types d'embarcations », « Les techniques de pêche », « Les métiers du port », « La pêche à Dakar », « L'organisation du port de Saint-Jean-de-Luz ».
Extrait du journal SO du 15 septembre
PHOTO RAPHAËLLE GOURIN
On évite de demander au premier étudiant de première année de médecine venu de se faire opérer d'une valve du cœur en pleine rue. C'est à peu près la même chose avec un bateau classé monument historique. Quand on a besoin de ressusciter un des plus vieux bateaux du port de Saint-Jean-de-Luz comme le « Patchiku », on fait appel aux meilleurs pour être certain de le voir flotter un jour à nouveau. Et « les meilleurs », ce sont les Marin, charpentiers de marine de génération en génération du côté de Ciboure, quartier Marinela.
« J'aurais pu le faire restaurer en Espagne, mais le savoir-faire est ici », a tranché le propriétaire du bateau en bois construit en 1959, Philippe Fautous, qui a mis des années (6 ans) pour récolter des fonds nécessaires à sa restauration. Incapable de laisser une page de l'histoire maritime luzienne couler au fond du port, l'ancien matelot, qui a fait ses gammes sur ce thonier-ligneur de 12 mètres, a remué ciel, terre et mer.
Quand on voit le résultat, on se dit qu'il a bien fait de racheter le « Patchiku » en 2005 pour l'euro symbolique. Car au lieu de partir tout droit au cimetière à bateaux, le bijou en bois a pris la direction de l'atelier des Marin, qui manient le rabot, le marteau et la scie comme les chirurgiens le bistouri.
Techniques familiales
Les mains expertes du père et fils Marin ont fait des merveilles depuis plus d'un an. « C'est simple, c'est comme si ce bateau était neuf », estiment Louis et Julien, qui n'ont jamais compté leurs heures sur ce chantier. Les trois derniers mois ont été terriblement chargés pour eux. Difficile de se concentrer uniquement sur la renaissance du « Patchiku » quand tous les propriétaires des bateaux traditionnels du quartier maritime font appel à leur savoir-faire en cas de problème.
Depuis des mois, les Marin (et tous les bénévoles de l'association) n'ont qu'une date en tête : le week-end des 17 et 18 septembre et les Journées du patrimoine. C'est à cette occasion que le « Patchiku » nouveau sera présenté pour la première fois au public. Ils ont mis tout leur cœur pour atteindre cet objectif. Et pas uniquement pour sauver un bateau appartenant au patrimoine local. Car pour les Marin, ce thonier-ligneur c'est aussi un bout d'histoire familiale.
Le père Louis avait à peine 4 ans quand le « Patchiku » (le « Suzanne » à l'époque) a plongé sa coque dans les eaux de la baie pour la première fois. C'était un jour de pluie où l'eau ravinait tellement qu'elle s'était invitée dans l'atelier de Grégoire (l'arrière grand-père) et Kutxo (le grand-père). Pendant toutes ces heures, quand ils ont rénové les bordés, l'étrave, l'étambot, les membrures, les cabelas, la bauquière, les barrots, les élongis, les barrotins et les lattes de ponts, ils ont certainement pensé aux techniques transmises par les anciens.
Ambassadeur du port
Partenaires privés et publics, bénévoles, amis, professionnels du monde maritime : tout le monde s'est jeté à l'eau pour que le « Patchiku » goûte à nouveau aux délices de la baie. Dans un port où on parle plus souvent des bateaux qui finissent à la casse que de ceux qui naissent dans les chantiers maritimes, le retour sur scène du vieux thonier est une vraie bonne nouvelle.
Et même s'il n'est plus là pour ramener du thon rouge à la criée, il est prêt à rendre de fiers services. Encore un moteur et une nouvelle cabine, et le « Patchiku » pourra jouer son rôle d'ambassadeur du port. Ça tombe bien, il a la vie devant lui désormais.
( Article du journal Sud Ouest du 13 septembre ).

Découvrir, l'espace de quelques heures, la vie des marins basques et celle du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure en particulier ; c'est ce que propose la toute nouvelle exposition multimédia de l' Institut culturel basque "Itsasturiak , les gens de la mer" produite en partenariat avec le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.
La pêche au thon (© Altxa Mutillak)
En trois langues - basque, français et espagnol - elle pose un regard nouveau sur ce monde à part, son histoire et les défis auquel il doit faire face.L'exposition "Itsasturiak, les gens de la mer" s'appuie d'abord sur les témoignages et les histoires racontés par celles et ceux qui ont vécu l'évolution du port et la pêche (des témoignages recueillis en 2010 par l'Institut culturel basque dans le cadre de son programme de collecte de la mémoire orale en Pays Basque "Eleketa" (sous maîtrise d'ouvrage du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques). Elle est aussi enrichie de photos d'archives confiées par les témoins et des documentaires vidéos réalisés sur le port et consultables sur des bornes multimédias.Des portraits de marins en noir et blanc réalisés par le photographe Sébastien Husté ponctuent aussi le parcours de visite de même que des maquettes de navires prêtées par l'association Itsas Begia.Par ailleurs les témoignages présentés au sein de l'exposition seront aussi consultables en ligne à partir du 16 septembre 2011 sur le portail www.eke.org mais aussi sur une version mobile destinée aux téléphones mobiles.Des animations et des visites guidées sont proposées lors de la présentation de l'exposition à la Villa Ducontenia.
Itinérante, "Itsasturiak, les gens de la mer" sera présentée au Pôle d'archives de Bayonne à partir de décembre 2011 puis dans d'autres villes du Pays Basque, notamment à San Sebastián en 2012.
Les 17 & 18 septembre de 11h à 19 h à la chapelle des Récollets à Ciboure, exposition " Patchiku, destins de marins ".
Le " Patchiku ", thonier ( ligneur ) et sardinier ( bolincheur et palangres ) construit en 1959 au chantier naval Marin de Ciboure est un des derniers exemplaires de la construction traditionnelle de la charpenterie de marine Basque. Magnifique exposition sur les destins liès à ce bateau et l'occasion de découvrir l'histoire et le suivi de sa restauration au fil des ans.
Laurent et Pierre vous attendent tous les Mardis au local de l'association
de 14h30 à 18h30.
Le Diaporama de l'exposition organisée à
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Laurent et Pierre vous attendent tous les mardis au local de l'association de 14h30 à 18h30.
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