14 juillet

Publié le par Itsas Begia

Journal Sud Ouest ;Article Publié le 11/07/2013 Par Emmanuel Planes

 

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Anglet (64) : trente ans de présence sur la rive gauche

Dimanche, pour son 30e anniversaire, elle tiendra « portes ouvertes ». L’occasion de découvrir la vie et les missions de la communauté maritime.

Le capitaine de vaisseau Boris Solin (à droite), commandant la marine à Bayonne, avec le capitaine de frégate Jean-Daniel Dacier, organisateur de ces « portes ouvertes ».

Le capitaine de vaisseau Boris Solin (à droite), commandant la marine à Bayonne, avec le capitaine de frégate Jean-Daniel Dacier, organisateur de ces « portes ouvertes ». (PHOTO J.- D. CHOPIN)

Tous les deux ans, la Base navale de l’Adour organise des journées « portes ouvertes ». Les dernières, en 2011, avaient accueilli près de 1 800 visiteurs. Mais le capitaine de vaisseau Boris Solin, commandant la marine à Bayonne depuis deux ans, a voulu leur donner, cette année, une ampleur particulière. Il s’agit, en effet, de célébrer les trente ans de présence à Anglet, sur la rive gauche de l’Adour, de cette base navale.

Ce samedi 13 juillet, à 17 heures, à la salle des fêtes de la mairie d’Anglet, le lieutenant de vaisseau Éric Brothé, historien de marine, donnera une conférence sur ces trente ans. Le capitaine de vaisseau Solin n’a passé que deux ans à Anglet et il quittera, à regret, la base navale, le 25 juillet pour aller travailler à l’état-major des armées. Mais il en connaît, lui aussi, l’histoire.

Presqu’un marécage

« En 1978, indique-t-il, le bâtiment utilisé pour la surveillance de la zone de tir du Centre d’essais de Biscarrosse avait été remplacé. La Délégation générale pour l’arme-ment (DGA) avait acquis deux patrouilleurs, l’Athos et l’Aramis.

Il a fallu trouver une zone de soutien plus proche que la station navale de la Bidassoa, à Hendaye. Comme Arcachon était saturé sur le plan foncier, il a été décidé d’implanter cette Base navale sur le port de Bayonne. Et c’est Anglet qui a été choisi. »

Le terrain était une friche, presque un marécage. Le chantier a duré trois ou quatre ans. « Il a fallu mettre en place des ras-marnants, ces pontons qui suivent la hauteur de la marée et, pour cela, enfoncer des pieux dans la vase suffisamment profondément pour retenir les bateaux amarrés au moment où le flux pousse. C’est une opération très délicate, réclamant une grande technicité. » En trente ans, l’évolution principale qu’a connue la Base navale de l’Adour est liée à la suppression de la conscription.

Capacité d’adaptation

« C’était un pôle important pour la marine dans le Sud-Ouest, rappelle Boris Solin. Le premier était le centre de formation d’Hourtin, par où passaient tous les appelés.

À partir de 1996-1997, Hourtin n’existant plus, Anglet est devenu le premier pôle, mais ses effectifs ont fondu, puisqu’il n’y avait plus d’appelés. Il a fallu se réorganiser. Mais, dans la Marine, nous avons la capacité de nous adapter en tenant compte des contraintes qui s’imposent à nous. »

Dimanche après-midi, le public pourra, de 13 h 30 à 18 h 30, découvrir la vie et les missions des 16 marins et des 13 civils de la défense qui travaillent à la Base navale derrière les mystérieuses cibles jaunes visibles depuis la route. Le commandant de la marine à Bayonne tient beaucoup à cette transparence. « La Marine nationale œuvre au service de l’État, et l’État, ce sont nos concitoyens. On est là pour assurer la sécurité, la forme maritime de l’ordre public. »

Outre le personnel de la base, la communauté maritime, constituée de l’ensemble des administrations (Affaires maritimes, douanes, gendarmerie maritime, SNSM, etc.) se fera connaître ce jour-là, en répondant aux questions du public.

D’autres stands seront occupés par des partenaires associatifs comme l’Aviron Bayonnais, les Anciens Marins d’Anglet, Itsas Begia, Courir pour les autres 64, qui œuvre pour les personnes atteintes de la maladie de Charcot, ou les sociétés partenaires historiques du monde de la Défense, comme Turbomeca et Dassault. Le public pourra même découvrir deux sculpteurs (Lehoux et Lopez) travaillant en direct.

Visiter « La Pérouse »

Deux bâtiments de la Marine nationale, le bâtiment hydrographique « La Pérouse », en escale pour l’occasion, et « l’Aramis », l’un des deux patrouilleurs affectés à Bayonne, pourront être visités, et les canots tous temps des stations SNSM d’Anglet et Capbreton seront ouverts au public. L’hélicoptère dauphin de la Marine nationale, dédié au sauvetage en mer et basé à La Rochelle, réalisera une démonstration de sauvetage dans l’Adour avec la SNSM. Les plus jeunes pourront découvrir le stand des « petits mousses » et se promener sur l’Adour en embarcations.

Couleur blanche du « La Pérouse », grise de « L’Aramis », orange de la SNSM, noire de la chaloupe « Brokoa » d’Itsas Begia… « Ce sera une journée colorée », annonce le capitaine de vaisseau Solin.

Publié dans 2013

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