Cabotage du fer

Publié le par Itsas Begia

Article du journal Sud Ouest  / 29 juillet 2011:

                         Le cabotage du fer de Biscaye revient

 Déchargement du minerai de fer au port d'Ascain, lors d'une précédente édition. archives A. D.

Déchargement du minerai de fer au port d'Ascain, lors d'une précédente édition. archives A. D.

« Cela devrait bien se dérouler. Malgré les mauvaises conditions météorologiques des derniers jours, le programme annoncé sera normalement maintenu, » estime Antton Goicoechea, chef de l'équipée à la veille du départ de cette 3e édition du « cabotage du fer de Biscaye ».

Hier, la chaloupe Brokoa, chargée du minerai de fer de Somorrostro, a appareillé de Portugalete. Des escales sont prévues vendredi 29, à Ondarroa, et samedi 30, à Orio. De là, cap sur Saint-Jean-de-Luz où le minerai de fer sera chargé sur de petites embarcations afin de remonter la Nivelle et atteindre le port d'Ascain, dimanche 31 juillet vers 18 h 30.

« L'intérêt de cette expédition, c'est de raconter la vie quotidienne de nos ancêtres, » souligne encore Antton Goicoechea qui, avec Gonzalo Duo, est l'un des piliers de cette reconstitution historique organisée par l'association Itsas Begia et Eusko Ikaskuntza, avec la collaboration du musée des Encartaciones d'Avellaneda-Sopuerta (Biscaye).

Histoire

Les mines de Biscaye qui ont alimenté les forges labourdines, c'est en effet une longue histoire de transport par mer, qui s'étend sur sept siècles. À l'époque de la navigation à voile, les eaux calmes des mois d'été permettaient aux embarcations de charger jusqu'à 400 quintaux de minerai de fer, extrait des veines les plus riches des montagnes Pyrénées.

Arrivé par cabotage à Saint-Jean-de-Luz, déchargé sur des coralins ou des gabares, le minerai de fer remontait la Nivelle avec la marée ou au halage jusqu'à Ascain. Là, s'arrêtait la route maritime. Mais pas le chemin du minerai qui se poursuivait jusqu'aux forges d'Urdax, en charrettes à bœufs. Près du port d'Ascain se trouvait alors un terrain, propriété du monastère d'Urdax, où étaient entreposées les « marchandises ». « Les forges d'Urdax, dirigées ou financées par les moines (ils recevaient 10 000 quintaux par an), avaient une place essentielle dans la vie économique de toute cette région car il y avait des retombées sur les communes voisines des deux côtés de la frontière. Et cela à partir au moins de 1403 jusqu'à la fermeture des dernières forges en 1840 ».

Urdax, ultime étape que cette reconstitution historique atteindra le samedi 6 août.

Publié dans 2011

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