Fort de Socoa

Publié le par Sud Ouest

 

Espérons que le patrimoine maritime Basque y trouvera sa place !!

 

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Ciboure

Le fort de Socoa reste dans le domaine public

La Communauté de communes Sud Pays basque a décidé d'acheter à l'État l'emblématique monument pour 700 000 euros.

 Les travaux de réfection du fort sont estimés entre 5 et 7 millions d'euros. archives « SO »

Les travaux de réfection du fort sont estimés entre 5 et 7 millions d'euros. archives « SO »

 
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C'était le clou du Conseil communautaire de jeudi soir. L'affaire du fort de Socoa. Les élus des villes de la Communauté de communes Sud pays basque (CCSPB) avaient la lourde tâche de décider du devenir de l'édifice emblématique. Non sans débats, non sans inquiétudes également, ils ont finalement tous décidé, à une abstention près, d'acheter le fort à l'État pour qu'il demeure un lieu public et ouvre ses portes à tous.

Après maintes estimations des infrastructures laissées à l'abandon depuis 2002, les services des Domaines nationaux ont finalement tranché il y a quelques semaines. Leur prix : 700 000 euros. La mairie de Ciboure est prioritaire sur l'achat mais peut, pour faire simple, céder ce droit à la CCSPB. Un transfert logique dans la mesure où la structure intercommunale possède les compétences économiques et touristiques. Des privés étaient aussi intéressés par le fort.

Temps compté

Reste que le temps de la réflexion était compté. La réponse doit être donnée le 3 mai, dernier délai. Or, il s'agit là de se lancer dans l'aventure sans connaître le coût des travaux de réfection d'un bâtiment de 1 213 m² en mauvais état (a priori entre 5 et 7 millions d'euros), et sans savoir ce que l'on va en faire.

Plus qu'aux calculs comptables, l'heure est aux calculs affectifs. « Franchement, quel sentiment aurions-nous si nous nous désengagions ? Oui, il y a de nombreux travaux mais c'est un endroit magique, unique, on ne peut pas le laisser partir », insiste Michel Hiriart, le président de CCSPB. « Il est indissociable de notre baie. Il faut s'aventurer dans cet achat. Dans le fond, on ne peut pas se tromper, lance à son tour la Luzienne Évelyne Renoux. Si on laisse passer cette occasion, nos concitoyens nous tomberaient dessus. »

« Dans l'urgence »

Quant à son devenir, il y a des idées ça et là, mais rien de décidé. « Nous avons toujours le projet du port de plaisance à Socoa, rappelle Michel Hiriart. S'il aboutit, les débouchés pour le fort ne seront pas les mêmes que s'il ne voit jamais le jour. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne faudra pas s'exciter pour faire n'importe quoi. Mais l'important avant tout, c'est qu'il reste public. »

 

Publié dans 2011

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